23 avril 2014

Au Bourny, à Laval, les riverains craignent pour leur santé

Stockage Abrivert

Cela fait quatre ans que le cauchemar a commencé pour quelques habitants du quartier du Bourny, à Laval, qui vivaient alors paisiblement. Aujourd’hui, et après des belles paroles, la situation n’a quasiment pas changé. Les riverains accusent l’entreprise Abrivert, située à seulement quelques mètres des habitations les plus proches, d’utiliser du créosote, un produit cancérigène, toxique et interdit depuis 2002.

L’entreprise, « spécialiste de la construction en bois », stocke, dans un hangar et dans sa cour, des piliers destinés à la construction de clotûres. Jusque-là, rien de mal. Mais les riverains l’affirment : du bois, traité au créosote, serait aussi stocké dans le hangar de l’entreprise - « pas étanche et dans un mauvais état » - dégageant d’importantes vapeurs. Contacté, le responsable d’Abrivert nous a affirmé ne pas utiliser ce produit affichant pourtant le contraire sur son catalogue.

Début 2012, du bois, apparemment traité à la créosote, était stocké à l'extérieur

Début 2012, du bois, apparemment traité à la créosote, était stocké à l’extérieur

Aujourd’hui, la famille Leroux, avec sa propriété qui jouxte un hangar de l’entreprise, n’en peut plus. « Avant, on avait beaucoup d’oiseaux, maintenant on en a plus » se plaint la mère de famille. En nous renseignant, nous avons en effet constaté que le créosote pouvait avoir des effets répulsifs pour certains animaux et notamment les oiseaux. « L’été, on ne peut pas rester à l’extérieur sans tomber malade (maux de tête, picotements et irritations des yeux, ndlr) ou sans respirer cette odeur… » se plaint-elle indiquant que de nombreuses familles du quartier étaient dans ce cas. L’odeur ? « Une odeur de sapin » selon l’entreprise. Des propos qui font sourire la famille Leroux.

Pour tenter de mettre fin au problème, les habitants multiplient les envois de mail vers la mairie et la préfecture qui se renvoient la balle. La police est régulièrement appelée à venir constater. Un arrêté a été pris en juin 2011 interdisant l’entreprise de stocker ses matériaux traités à la créosote à moins de 50 mètres des habitations. Un arrêté respecté pour l’entreprise, non-respecté pour les riverains. « Tout est en règle ici. Hier j’ai été voir des habitants du quartier, ils ne se plaignaient pas » affirme le chef.

L’année dernière, Jean-Christophe Boyer, aujourd’hui maire, avait promis la résolution du problème pour la fin de l’année 2012. « Nous sommes en juillet 2013 et nous en sommes toujours au même stade » ajoute la mère de famille, inquiète pour sa santé, qui envisage de porter plainte au nom des habitants du quartier.

4 Commentaires

  1. mais que diable…
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    mais que diable font notre grand-mère et son cousin ministre délégué dans leurs apartés carriéristes et familiaux ?

    il n’y a pas que la mise en placard, les privatisations, etc. etc. etc., dans la vie publique quand même…

    http://fo-laval.over-blog.com/

  2. Homo Sapiens
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    notre humanité serait-elle une espèce en voie de disparition ?

    Quelques pistes de réponse ci-dessous :

  3. Topi
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    Boyer a autre chose à faire que de s’occuper de la santé de ses administrés du Bourny,

    Il faut qu’il passe des coups de téléphone pour se donner l’impression d’être un important de ce monde, qu’il prenne le train trois ou quatre fois par semaine pour aller faire de la figuration à Paris dans son ministère qui le paie royalement à rien faire…

    Vous ne voudriez quand même pas qu’un homme aussi « important » daigne s’intéresser à un problème aussi minable !

    C’est trop petit pour lui, voyons ! Lui, ce qu’il lui faut c’est se faire bien voir par sa Lebranchu défraîchie !

    N’oubliez pas que ce petit malin encaisse plus de 15 000 euros par mois en comptant tous ses mandats, rien que de l’argent du contribuable…

    Alors, Laval et ses petits problèmes domestiques, c’est le cadet de ses soucis !

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